samedi 13 août 2016

Petite rechute ou bonus c'est selon

Retour en Provence après mon périple à travers la France Orientale
Ciel, il fait chaud. Et le plus désespérant, ce sont tous les incendies à proximité de chez moi qui ont eu lieu durant mon absence ( et hélas ce n'était qu'un début).
Le trajet à travers les collines que j'empruntais pour aller au taf est brûlé en grande partie.

J'ai quelques jours de libres, et après avoir fait de nombreuses siestes réparatrices, j'ai envie de repartir.
En plus ma femme n'est pas là pendant une semaine.
C'est quand même ballot de rester à la maison.

Pas trop loin. En plus, j'avais pas trop vidé mon sac. Comme cela c'est plus facile à refaire.

Après avoir envisagé un bout d'Alpes, et plus précisément  le coin de Barcelonette où j'ai eu l'impression de passer à coté de beaucoup de choses, voilà que la dernière destination à la mode est le tour du Livradrois et du Forez près de Clermont Ferrand.
En mode GoFast (entendons nous : go fast à ma façon et sans came).
Environ 200 bornes et 5000m de D+ tel que prévu dans le topo

Sac allégé avec des vêtements en moins mais l'appareil photo en plus.
Pas le temps de changer les pièces du vélo qui ont morflé.On verra après.

Départ ce lundi d'Aubusson en Auvergne à proximité de Thiers, capitale du couteau, tout du moins pour ceux qui ne sont pas fabriqués en Chine. La nuit a été passée dans un centre FFCT.  Grand centre pour seulement 3 clampins, dont moi.
Ça en dit long sur la nombre de touristes à l'hectare dans cette région du Livradois.

Le circuit est extrêmement facile (toutes petites routes et pistes), hormis que pour l'instant ça monte plus que ça descend.
Amoureux de la technique, passez votre chemin.
Par contre, pour les accros du sauvage et de la France profonde, c'est parfait.
J'ai vu en tout et pour tout cette  journée de Lundi un couple de randonneurs  qui avait la bonne idée de couper les ronces expansionnistes et un vttiste. Et pourtant il faisait super beau et c'est le mois d'août.
Des petits villages de partout, certes avec pas mal de maisons reconverties en résidences secondaires.
L'effet pervers de tout ça, c'est qu'il ne reste plus beaucoup de bistro en activité, et quand il y en a un, je me suis senti un peu obligé d'y aller, tout ça pour sauvegarder le commerce rural.
Le balisage est pas terrible mais il y a le GPS.

Coucher à Saint Germain de l'Herm.
Entre le bal du village et les cloches de l'église qui ont sonné toute la nuit, pas beaucoup dormi😃.

Mardi, poursuite du circuit.
Toujours alternance de forêts et de vallons herbeux à travers des pistes.


Quelques pistes au hasard



Curieusement, pas trop d'animaux sauvages.
Des vaches oui, mais moins expansives que dans le Jura. Peut être à cause de l'absence de cloches.

Vers la Chaise Dieu et sa fameuse abbaye Saint Robert, un peu plus de monde.
Des pèlerins pour Saint Jacques ?
Petit casse croûte en face de l'Abbaye.
La patronne du resto est aussi une vttiste/vtciste au long cours (Arc alpin, Ecosse/Irlande). le temps de tout s'expliquer, le repas fut un peu long.
En fin d'étape, je renoue un peu avec les terrains boueux et les flaques. Ça faisait longtemps.
Couché à Chomelix
PK depuis le départ : 112 km

Mercredi, remontée vers le Nord à travers le Forez proprement dit.
Tracé plus varié et plus de monde.
Le Forez est riche en myrtilles et c'est la saison. Ceci explique peut-être cela.

La forêt, toujours la forêt 
Ce ne sont pas les lentilles du Puy, mais presque 


On grimpe en altitude, et l'effet de la burle locale commence à se faire sentir.
Kway et protections aux genoux, non pour les chutes mais pour le froid.
Couché au Col des Supeyres (1365m) au gîte des Gentianes.
Jeudi, montée au sommet du massif du Forez (Pierre sur Haute à 1634m) par les Hautes Chaumes.
Pareil, gants, surgants,kway et protections, tout ça pour le vent.


Tout ça pour le vent et le froid

Magnifiques paysages qui donnent envie d'y retourner en ski nordique l'hiver.
pas beaucoup d'arbres pour se planquer du vent



Petits coups de cul et grosses descentes.
Quelques passages ronceux en bas où j'ai un peu soulevé le vélo pour éviter de crever, retrait successif de toutes les pelures vestimentaires car au fur et à mesure de la descente, le vent tombe et les degrés augmentent.
Ça y est tour bouclé.
Tour magnifique pour les yeux et le sauvage de la chose.

Recouché au gîte de la FFCT.
Un peu plus de monde que la dernière fois, et rencontre d'un cyclotouriste de Grenoble qui m'a donné plein de mauvaises idées auxquelles je n'avais pas pensé.
À suivre donc ...

Les stat :
4 jours pour 230 km et 5100m de D+.Pour une fois à peu près conforme aux prévisions.






lundi 1 août 2016

Des Vosges à la Méditerranée : Rapport final

Ça y est c'est bouclé, bien qu'il ne s'agisse pas vraiment d'un trajet en boucle.

Le parcours

Parti le 20 Mai pour une arrivée le 30 Juillet après 3136 km en horizontal et 87 km en vertical positif, il est allé en crescendo :
Les Vosges (TMV) avec ses larges pistes, sans réelle difficultés dans la forêt profonde. Pas beaucoup de vue. Les rares passages en crête se sont passés dans le brouillard excepté pour le ballon d'Alsace.

La grande Traversée du Jura ( GTJ) a été  plus variée : Des forêts, des prairies, de la bouse, des crêtes et des sommets. Malheureusement le mauvais temps a un peu gâché le tout. On ne peut pas être bon partout.

La liaison entre le Jura et les Alpes, en attendant le beau temps a permis de traverser de beaux massifs, tels les Bauges et les Aravis et ne l'oublions pas, de rentre visite à mes sponsors familiaux.

Ensuite les Alpes à partir du lac Léman.
L'itinéraire proposé par le bouquin Glénat est très bien car sauvage et varié. En général piste plus ou moins dure pour monter et bonnes descentes.
La variante réalisée fait l'impasse sur Chamonix et les balcons des Aiguilles rouges. Mais le Val Feret et le versant italien du Mont Blanc valent respectivement leur pesant de cacahuètes surtout que cela m'a évité de prendre le Tunnel du Mont Blanc. Et pour couronner le tout , il a fait beau là où il devait faire beau pour la vue sur tous les 4000.

Beaufortain superbe malgré son col du Coin et son névé.

Traversée de la Vanoise superbe avec le beau temps qui allait bien pour se croire en pleine face Nord de la Grande Casse.

Massif du  Thabor et vallée étroite : Beau mais mauvais temps et pas trop roulant.
Queyras : La section la plus difficile avec le Col de la Noire à 2955m et atteint après 1200m de D+ et suivi d'une descente délicate.

Le secteur d'Allos la Colle Saint Michel magnifique sauvage et roulant.

Arrivée sur Nice : Itinéraire un peu improvisé. Cela aurait pu être mieux.

Ci dessous l'itinéraire TQR ( Tel Que Roulé)

Trajet Strasbourg Wissembourg en train non compté dans les km





J'ai vu quelques confrères dans la traversée des Vosges, aucun dans le Jura, et dans les Alpes, mis à part le groupe qui faisait une partie de la TransAlpes en mode assisté, je n'ai croisé  et je ne me suis fait doublé par personne hormis dans les quelques pistes de DH que j'ai empruntées. Que des randonneurs qui, pas cons ne s'étaient pas  encombrés d'un vélo.


Le pilote

Pas d'incident mineur ou majeur. Quelques versements sur le coté dans les chemins en creux
Dans les descentes j'avais les protections.
J'ai quand même laissé pas mal de kilos sur le bord des montées.

Portage/Poussage : 
J'ai relativement peu porté. La solution vélo sur le sac avec les roues à la main est bonne à condition d'avoir le sac assez solide.
Les sentiers à la montée étant relativement assez lisses, j'ai majoritairement poussé n'ayant pas trop besoin de lever le vélo pour franchir les pierres.
Au vu du poids de mon vélo j'ai estimé que c'était  plus reposant . Et puis les mauvaises langues diront que c'est un bon entrainement pour le déambulateur.

Le matos

Le vélo

A noter 0 crevaisons. De la chance. Il faut dire que la bouse n'a jamais crevé un pneu même quand les vaches bouffent des ronces.
Changement du pneu arrière en cours de route car je risquais de chopper un PV pour pneu lisse.

Plaquettes : Neuves au départ, un changement en cours de route. Changement à nouveau des plaquettes AV quelques km avant l'arrivée. Je donne encore 2/3 descentes pour les plaquettes AR. donc 2 jeux au total.

Roues : Changement des roulements de la roue avant car jeu vraiment considérable. La roue AR ne vaut guère mieux. D'après le magasin Spe de Briançon, c'est un peu un défaut congénital des roues Roval.

Suspension : Gros jeu dans le bras de suspension AR. Une bonne révision s'impose, ainsi que pour la fourche avant

Quincaille : Chaîne HS, galets de dérailleurs HS, et curieusement grand pignon AR HS 😂

Selle un peu égratignée par les crampons

Les fringues

L'équipement de pluie a été efficace. Seul regret : l'absence de passant pour le pantalon Mavic afin de bien assurer l'étanchéité avec les chaussures l'eau coulant dans les chaussettes. Le couvre sac et les sacs poubelles ont permis d'avoir tout le temps des affaires sèches en réserve.

Au niveau des pelures, il en est resté toujours au moins une en réserve dans le sac. Au mont Thabor, j'aurais bien puisé dans la réserve mais trop froid pour opérer le moindre changement en cours de route.

Gants : Il m'a manqué des sur gants étanches, les gants chauds que j'avais emmenés s'humidifiant très vite.

Les manques : Une serviette ultra légère car dans certains refuges et gîtes j'ai du faire l'impasse pour la douche. Egalement un drap de couchage hyperléger. C'est pas pour moi mais pour les autres qui ont couché après moi dans les couvertures.

Chaussures Mavic spécial  TransAlpes
Très étanches au départ elles ont un peu perdu au fil du voyage. Quelques crampons ont sautés sur la semelle.
Néanmoins très confortables et j'ai pu attacher les crampons dessus.

La navigation

Armé de 2 GPS, je ne me suis jamais perdu.
GPS Garmin
Le GPS Garmin sur le guidon allumé en permanence , quand je suivais un itinéraire préprogrammé a été d'une aide remarquable. Visualisation en temps réel des écarts avec le trajet théorique et donc rectification  immédiate.
Pas de problème d’étanchéité, et pourtant il en a reçu le bougre de la flotte.
Malheureusement, j'ai eu un problème de cartographie. La carte de France Région Nord Est achetée et téléchargée sur le site de Garmin  a rendu inaccessible les cartes que j'avais achetées auparavant dont les Alpes.
Evidemment je m'en suis rendu compte que quand j'étais dans les Alpes.
Demande de support à Garmin. Je vais essayer de régler le problème maintenant.
L'autonomie avec des piles AA rechargeables était d'environ 2 jours pour un fonctionnement en continu.

Smartphone Crosscall
A fonctionné correctement malgré la pluie. J'avais l'application Iphigenie avec les cartes IGN pour au départ des levées de doutes puis ensuite pour remplacer la déficience en carto de mon Garmin.
Néanmoins, comme déjà mentionné , autonomie limitée à une douzaine d'heure pour un écran allumé par intermittence.
Manipulation impossible avec des gants et fonctionnement hasardeux quand de grosses gouttes tombaient sur l'écran.
Quand cela a été de l'improvisation totale, j'ai néanmoins acheté des cartes papiers IGN (3) que je me suis renvoyé par la poste quand elles devenaient inutiles. Difficile d'avoir une vue d'ensemble avec un smartphone, même à grand renfort de zoom .

Rechargement des appareils 
La plupart des  refuges disposent à minima de panneaux solaires et mettent à disposition des prises électriques pour les recharger les smartphones. Seul problème, en général, on est pas tout seul à avoir la même idée, d'où parfois des débranchements sauvages et je n'avais pas emmené de prises multiples.
Quant aux aficionados du VAE, je vois mal dans certains de ces refuges alimentés par le solaire se pointer avec un chargeur de batterie de VAE.
Vu en cours de route un randonneur qui avait un petit panneau solaire pliable sur son sac et qui lui assurait la charge de son smartphone.


WiFi et réseau
Le réseau 2G a été présent à peu près partout (excepté le Beaufortain et le Queyras)
Pour la 3G/4G, cela a été beaucoup plus aléatoire d'autant plus que le tranfert vers les pays étrangers (Suisse et Italie) n'a pas fonctionné
Certains refuges avaient des accès WIFI , mais vu le nombre de gens la connexion était souvent impossible ou avec un débit inexploitable, d'où difficulté pour réserver les points de chutes suivants.

Appareil Photo
Un regret : Ne pas avoir emmené un vrai appareil photo, car avec le smartphone c'est quand même pas terrible

Logistique

Pas de problème de logement durant le mois de Mai et Juin.
Par contre, au mois de Juillet, cela a été plus délicat.
D'autant plus que sur Internet, tout est phagocyté par Booking.com ou TripAdvisor.
Pas trop facile de trouver des hébergements alternatifs. 
Je n'ai pas  essayé AirB'andB
La meilleure technique a été de récupérer les N° de téléphone des Offices de Tourisme, et sous réserve qu'ils soient compétents, ils proposaient de bonnes solutions.

Pas encore prêt pour faire du BUL ( Bivouac Ultra Léger)


.

Les projets dans les cartons

Il faudrait de gros cartons
On  cite dans le désordre :

  • La partie que j'ai loupé vers Zermatt et le Theodul Pass ( à faire plutôt en fin de saison)
  • La TransVerdon ou TransAlpes de Provence
  • La TMC  ( Traversée du Massif Central) bien que  l 'itinéraire officiel ne me plaise pas trop
  • La TransPyrennées
  • ou ce qui me plairait bien la TransLimousin avec extension vers le Massif Central Ouest ( Plateau des 1000 vaches par exemple)
  • ....

Remerciements

Je tiens à remercier mes différents sponsors qui tiennent tous à conserver l'anonymat. Pas facile facile d’être le sponsor de Michel Briend.
Je les désignerai donc par leur pseudo.

  • "MaFrangine" et "MonBeauf" pour leurs précieux conseils techniques sur Le Massif du Mont Blanc que je n'ai pas forcément suivi, l'hébergement et la machine à laver.
  • "MonFrangin" pour l'hébergement et l'organisation d'une étape avec le grand reporter sportif bien connu sous son pseudo "MonNeveu"
  • Le forum xVTT pour ses nombreux posts de soutien et d'encouragement
  • les membres du club de vélo de Velaux pour leurs commentaires sur le blog











samedi 30 juillet 2016

Etape6/ La dernière ligne courbe

Ayant change un peu de chemin, la ligne directrice est maintenant l'itinéraire du bouquin Integralp.
Pour les lecteurs inattentifs, j'avais lors des préparatifs jugé cet itinéraire beaucoup trop dur pour moi au vu du tracé et de la longueur des étapes.
J'avais quand même emporté les traces GPS au cas où, et donc j'ai mis tout ça dans mon GPS .
Passage par Valberg par route et GR, puis par le sympathique village de Beuil et ensuite vers le sommet du Pin Pourri.
Petit écart pour aller coucher au gîte de Roubion les Buisses.
Mardi, redescente au très joli village de Roubion pour aller à l'Office de tourisme et réserver le prochain point de chute.


Remontée du col de la Couillole pour reprendre l'itinéraire là où je l'avais laissé la veille.
Au Col, petit gîte. Dommage que je ne l'ai pas vu sur Internet. Ça aurait fait un bon point de chute au lieu de redescendre à Roubion.
Petit Perrier et discussion avec le patron qui semble s'y entendre en vélo.
Je lui expose mon itinéraire pour aller à Saint Sauveur sur Tinee.
Il me dit : "C'est la descente la plus dure de toute la Tinee. Avec votre sac, ça va pas être facile facile. Enfin c'est vous qui voyez".
En plus, il ne connaissait pas mon potentiel technique.
Je pars quand même. Au début, galette.
Piste dans de beau paysages et singles à niveau et à mon niveau.
Puis vient la descente. Effectivement très raide, avec pierres, rochers et cailloux. En plus, une petite queue d'orage humidifie le tout.
Vu le nombre d'arbres couchés sur le chemin, cette descente n'a pas l'air très populaire.
À mon retour je vérifierai ce que dit le bouquin au sujet de cette descente.
Bref environ 1000m de D- à côté du vélo.
Remontée ensuite par la route à Isola village pour aller à mon point de chute.
En fait c'est une colo qui conserve quelques lits pour les gens de passage.

Mercredi, montée à Isola 2000 par la route. Certes à côté il y a une piste de DH. Mais remonter 1200m de D+ la dessus, je le sens pas.
D'autant plus qu'une fois arrivé à Isola 2000, il reste encore 300m de D+ pour arriver au Col Merciere.


La montée est pas chouette, à travers les pistes de ski de la station.
Petit orage juste pour l'ambiance.
L'autre versant est dans le parc du Mercantour, mais ce chemin est autorisé au VTT.
Vu le temps maussade, de toute façon il ne doit y avoir beaucoup de gardiens en action.
Belle piste caillouteuse pour descendre au Col de Salese.
Ensuite, toujours dans le parc, la piste devient bitumée. Du charme en moins et de la vitesse en plus.
Couché au gîte du Boreon..
Jeudi, descente vers Saint Martin de Vésubie.
Les itinéraires proposés par VTTrak pour descendre ne semblent pas terribles.
Route pour aller rejoindre la montée au Col Turini.
Au passage je passe le cap des 3000km roulés.

Et dire que les bouquins de géo disent que la France fait 1000 km de haut.

Encore 1100m de D+ et 400m supplémentaires pour aller à l'Authion (2047m) et entamer une descente sur Breil/Roya.
Pas technique la descente, mais de superbes paysages. Du sommet, j'aperçois la mer. La fin est proche.
Après pratiquement 1600m de D- d'un seul coup, arrivée à Breil sur Roya à 250m d'altitude. Encore plus bas que le lac Léman.


Vendredi, départ pour Sospel via le Col de Brouis.
Arrêt déjeuner et halte à l'Office de tourisme de Sospel.
Pas très dégourdis, car mis à part de me dire ce qu'il y a sur Internet, pas grand chose de plus.
Je repars bredouille et part en direction du col de Braus ( attention à ne pas confondre les cols).
N'ayant toujours pas le couché assuré je fais l'impasse sur le projet initial de passer par le Pic de l'Ours et de descendre ensuite sur Menton.
Je préfère descendre par la route très jolie au demeurant pour essayer de trouver gîte et couverts en cours de chemin.
En plus je suis à des altitudes inférieures à 1000m et il fait un peu chaud chaud au pays de la ratatouille.
Finalement je m'en remets à Booking.com et trouve un hôtel dans le  très joli village perché de Peillon.

C'est bien là haut que se situe l' hôtel 


Hôtel et resto très BCBG.
Pas trop dans le moule. Mais c'est en quelque sorte le repas de clôture.
Visite le lendemain du village de Peillon  et changement de plaquettes AV car ça ne pouvait plus attendre et descente sur Nice. Pas vraiment trouvé un itinéraire intéressant sur VTTrak.
Descente à travers la banlieue de Nice en suivant le Paillon.
Pas très glorieux comme itinéraire d'arrivée mais j'ai un train à prendre.
Passage devant le port de Nice avec les ferries à destination de la Corse et qui semblent m'attendre.
Allons, soyons raisonnables. Ce sera pour une autre fois.

Puis arrivée sur la Promenade des Anglais.


Pour faire honneur, j'ai sorti ma tenue de soirée en plein jour



J'ai pas forcément le même type de bronzage que les plagistes et je me fais un peu remarqué. Ma seule peur était de me faire confisquer mon opinel avec mon look de terroriste (bien que rasé de la veille) par les nombreux policiers et militaires présents sur la Promenade.

Point GPS :

Et le petit resto pour fêter l'arrivée 

Malheureusement ils n'acceptaient pas les mecs en moule b....



Voilà c'est fini pour cette fois. TER vers Aix.


D'ici peu, je publierai sur le blog le rapport final de ce voyage en version reliée cartonnée, en espérant que le Service Qualité de mes différents donneurs d'ordres ne me mettent pas des bâtons dans les roues, ce qui est un peu gênant pour un VTTISTE même équipé en 27.5 pouces😂
Et peut-être que d'ici là j'aurai de nouvelles idées de conneries à faire.










mardi 26 juillet 2016

Étape 5/ça commence à sentir la crème à bronzer des baigneuses

Jausiers/Barcelonnette est un point  central pour les routiers.
En effet c'est le départ des grands cols:
Allos, Cayolle, Restefond, Larche et Vars.
Sans oublier le Col du Parpaillon pour des Gravel Bike ou VTC.
Gravir Restefond/La Bonnette est un bon challenge. Environ 1600m de D+.
Mais après, on est dans le parc du Mercantour, interdit aux VTT. Donc encore la route pour rejoindre la vallée de la Tinee.
On en restera donc à l'itinéraire prévu.
Jeudi, remontée du Col d'Allos par la route (pas d'itinéraire bis).
Arrivée au Col d'Allos saluée par une petite binouze.


Petite erreur car l'itinéraire continue de monter au delà du col (Baisse de Prenier 150 m plus haut).
Mais après bonheur total. Sentier à flanc parmi les mélèzes de toute beauté.
Les mélèzes n'ont pas l'air en bonne santé, mais ça descend bien.



Des singles de rêve 

Une piste pour terminer tout ça et arrivée à Allos(1440m)
Couché à Allos
PK : 2717 km.
Vendredi, temps maussade
Départ pour le sommet de l'Autapie.
Remontée via les pistes de ski de la station d'Allos.
Et il se met à pleuvoir.
Je rencontre un groupe de Vttistes qui descend. Leurs têtes me disent quelque-chose.
Ce sont ceux qui m'ont doublé à Fouillouse et qui font un bout de TransAlp.
Les derniers de la classe s'arrêtent pour me demander si les premiers sont vraiment devant.
Une petite discussion rapide pour vérifier que ce sont bien eux, et toujours assez peu loquaces et peu sympathiques .
Ils voulaient faire l'Autapie mais renoncent à cause de la pluie.
Forcément, il font la TransAlpes en mode assisté avec juste un camel bag et un coupe vent tel qu'on le donne en cadeau à  l'Ardechoise.
Ventres mous tout ça.
C'est pas cette pluie qui va arrêter un ancien du Jura.
Arrêt à  une cabane de tire fesse pour mettre ma tenue complète de pluie.
 Bien m'en a pris car la pluie  cesse au bout d'un moment.
Arrivée au sommet (2450m).


Certes il n'y a pas panorama grandiose.
Mais on voit bien la suite de l'itinéraire :
Que de la crête. Génial surtout que tout a séché.




Ensuite single dans les sapins.
C'est en dévers mais c'est large.
Ça valait bien le détour.

Arrivée à Colmars les Alpes, ville fortifiée.



À noter que dans cette portion, j'emprunte des portions du circuit balisé "La Transverdon", qui part du Col d'Allos et qui rejoint Greoux les Bains.
260 km et les parties que j'ai prises sont intéressantes
Samedi, départ pour la Colle Saint Michel.
Montée par une piste tranquille via Ondres.
Le temps est menaçant. Météo France à émis une vigilance orange pour le coin.
Donc je suis vigilant comme d'hab.
Passage à la baisse d'Orgeas.
La suite, comme l'indique le guide, le sentier est en dévers et la chute est interdite. Donc passage à pied vivement conseillé. Heureusement le sentier permet de passer de front avec le vélo.
Rien à voir avec les passages du col du Longet dans le Queyras.



Chutes totalement proscrites.
On passe à piedj

Ouf après c'est tip top

En plus, par chance, malgré les coups de tonnerre, il ne pleut pratiquement pas dans ces passages à-pic. Donc tout secure.
Mis à part ces quelques passages, le reste est parfaitement roulant et c'est un régal de descendre dans les mélèzins.
En plus, sauvage à souhait, et ça, les chamois le savent que the place to be.
Passage au pied du petit et grand Coyer puis descente sur le village de Peyresc, occupé pratiquement exclusivement par des Belges.
Bien qu'ayant usé autrefois les pistes de ski de fond de la Colle Saint Michel, je ne reconnais pas grand chose.
Juste le Courradour qui pourrait se faire aussi en vélo. Le temps en cette après-midi ne s' y prête pas.
Couché au gîte de la Colle Saint Michel où la majorité des gens sont des participants au trail des Mélèzes (au choix 25 ou 45 km).
Rencontre de gens venant de la Roque d'Antheron ou de Charleval.
Bref, des voisins. À priori 500 participants.
Dimanche, descente vers Anot via Meailles.
On suit le train des Pignes qui pourrait m'emmener direct à Nice..
Et en plus ce train supporte les vélos.
Ça causerait trop d'ennuis avec mes sponsors institutionnels.
En plus l'itinéraire prévu à partir d'Anot se déroule majoritairement à basse altitude, donc chaleur.
Décision prise de faire un peu de route pour remonter un peu sur le Nord pour faire encore quelques montagnes et notamment la Vésubie et la vallée de la Roya. Ça dépendra de la disponibilité des hébergements.
Gorges de Daluis où coule le Var.





Regrets à posteriori car il y avait un petit diverticule passant par Amen et sa clue mythique.
Ce sera pour une prochaine fois ainsi que la séquence canyoning (avec guide) dans cette clue.

Pont de la Mariée où aujourd'hui personne ne fait de l'élastique.
Guillaumes à la sortie des gorges.
Je déambule dans les rues quand tout d'un coup, j'entends "Michellll".
C'était un des potes qui faisait les 3000 du Queyras et que j'avais vu à la Chalp(Saint Veran) et qui après sa semaine de rando faisait du tourisme dans le coin.
Comme quoi je commence à être super connu.
Couché dans un gîte paumé mais bien sympathique (200m de D+ par rapport au dernier point de restauration) au dessus de Peone.
Donc  200m le soir certes sans le sac, mais avec du rosé dans les ballast.


mercredi 20 juillet 2016

Étape 4/on essaye de faire le trajet prévu

À Modane, séance réflexion:
L'idée était de rejoindre au plus vite l'itinéraire prévu en allant à Saint Jean de Maurienne, et ensuite faire le plateau d'Emparis, le massif des Cerces et autres lieux divins pour les vttistes.
Autant la Haute Maurienne était bien pourvue en itinéraire bis pour descendre la vallée, la partie basse à partir de Modane se résume à la route nationale très fréquentée.
Décision prise de passer direct à travers le massif du Thabor, autre lieu saint du VTT.
En plus je ne connais pas bien.
Montée  par la route jusqu'à Val Fréjus en me renseignant si il y a des possibilités d'hébergement car le refuge du Mont Thabor est vraiment très haut. Une bonne platee de ravioles et c'est reparti sur la piste puis un single. Le tout bien lisse.
Je me dis que de l'autre côté du col de la Vallée Étroite, il n'y a pas de raison que ce soit différent.
Durant la montée, le vent se lève. Je mets pratiquement toutes les couches et c'est les mains frigorifiées que j'arrive au refuge (2502m) .
Suite à ma réservation tardive, je n'ai droit qu'à un matelas en bout de couloir pour dormir.
Pas si mal  finalement mis à part que la tempête dure toute la nuit.
Le lendemain, au réveil, la montagne est blanche.

La seule tente rescapée après la tempêtes 


En guise de places supplémentaires, le gardien du refuge avait installé 3 tentes Quechua dehors. Au matin, il n'en restait plus que une, les autres s'etant envolées Dieu seul sait où.
Malgré le mauvais temps les gens partent. En général il font le tour du Thabor en montant dessus. Il faut bien avancer.
Je pars aussi et rapidement je planque le vélo dans un coin vu que je vais faire un aller-retour.
Arrivé au Col des Meandes (2730m), la plupart des  gens font l'impasse sur le sommet. Je tente cependant et croise un couple qui redescend sans avoir fait le sommet. Trop de vent et de brouillard. Les traces dans la neige ne sont plus visibles.

Lors de la montée vers le Thabor

Le sommet du Thabor lors d'une éclaircie 



N'ayant pas de traces GPS, et m'étant déjà bien paumé il y a quelques décennies dans ce Thabor en plein brouillard, je redescend.
Je sais maintenant l'itinéraire qu'il faut prendre pour faire un jour le sommet en vélo.
Descente de la vallée Étroite à partir du Col du même nom.
Hélas, tout n'est pas roulant.
Quelques poussettes dans les pierres.
Passage devant le refuge I Ré Magi, grand lieu de restauration et de balades digestives pour les Italiens et les Marseillais en vadrouille.
C'est sur qu'à 1700m, il fait nettement moins froid et que je reprends une tenue plus ordinaire.
Sortie de la vallée par le Col de  l'Echelle (route pas assez de jus pour faite le Col de Thures), puis descente de la vallée de la Claree (Nevache) par des circuits VTT.
Coucher à Briançon pour cette soirée du 14 Juillet.
Au début cette journée  de Vendredi était classée repos.
Passage à la poste de Briançon pour me débarrasser de mes crampons en espérant que je ne l'ai pas fait trop tôt.
Au programme il y a un col à 2900 dans le Queyras. On verra bien.
D'autant plus qu'avec mon nouveau sac, forcément nettement moins bien que le vieux, les crampons ont tendance à s'accrocher sur la selle lors des poussages.
Ensuite, changement du pneu arrière, puis passage chez le magasin Spé pour changement des roulements de la roue avant qui avaient un jeu énorme.
Pas simple de changer les roulements sur des roues Roval.
Mais ce magasin Spé est très efficace et je le recommande vivement.
La roue AR à du jeu aussi. Mais ça attendra.
L'étape suivante passe par le Janus.
J'aurais bien vu une étape intermédiaire à Montgenèvre mais tout est surbooke à cause des Championnats de France de VTT.
Seul gîte dispo : Val des Prés où je suis passé hier.
Un rond dans la montagne pour cause de disponibilité de gîtes.
Ils sont à la limite du chi..., ces vacanciers😃.
 Je suis un peu contrarié de ne pas avoir fait Emparis et les Cerces.
D'où montee au Col du Granon (2404m) par la route pour vérifier que tous les sommets de l'Oisans sont toujours bien en place.
Ouf, ils le sont : Agneaux, Écrins, Pelvoux, Meije.

Table d'orientation du Col du Granon avec en arrière plan l'Oisans



Descente par une piste  magnifique à Val des Prés
Coucher à la chambre d'hôte la Buissonnière très bien.
Le colocataire était un jeune qui faisait le Championnat.
Son vélo : un tout Carbonne semi rigide à moins de 10 kg.
C'est sûr que c'est plus léger à porter.
Le lendemain, Samedi, départ pour Montgenèvre par la piste.
Je me mêle aux champions qui s'échauffent. Peut être que Absalon m'a doublé sans le savoir.
Je largue tout ce beau monde pour les hauts plateaux qui dominent Montgenèvre.

Le replat du Gondran au dessus des pistes de Montgenèvre.


Descente dans la vallée de Cervieres et couché au refuge des Fonds de Cervieres (2040m).



Pas mal de randonneurs notamment pour le tour du Queyras. Ça attire.
Dimanche, Col de Peas avec portage d'après le topo. Tout est passé en poussage sur 500 m environ.
Belle descente avec des passages un peu en dévers.


La fin sur Château Queyras me paraît un peu raide. On prend une piste de diversion plus facile.
Ce n'est pas terminé. La remontée de la vallée de Saint Veran passe par la montée du Mont Buchet.
Certes c'est beau mais après le Col de Peas, cela fait encore du D+.
Arrivée à la Chalp juste en dessous de Saint Veran.
Ici, dans ce gîte (Baita à la Chalp très bien), il y a de la Wifi, mais pas de réseau.
Pas bien facile de réserver pour les étapes suivantes.
Le gîte me prête son téléphone fixe, et le refuge pressenti affiche complet pour toute la semaine.
Décision prise de rester un jour de plus dans ce gîte, de faire une journée de repos pour faire d'un seul coup La Chalp Maljasset via le Col de la Noire à 2900m.
Lundi, journée de repos.
Il fait beau.
Le Col Agnel (2742m) via le bois des Amoureux me semble un bon plan.
Certes c'est majoritairement de la route, mais pour une journée de repos, c'est bien.
Le Col de Chamoussiere (2820m) qui aurait permis de faire une boucle demande quelques poussages/portages.
Je pense que demain il y en aura pas mal.
Impasse est donc faite.

Le Mont Viso depuis le Col Agnel 

Les panneaux du Col Agnel ressemblent à ceux du Mont Ventoux.

Recoucher à la Chalp.
Manger à la tablé d'un groupe faisant le circuit des 3000 du Queyras. Je leur parle de mon voyage.
Le lendemain, Col de la Noire.
Un gros morceau.
Repassage à Saint Veran et piste réservée aux navettes allant à la Chapelle ND de Clausis.
Je retrouve ma tablé d'hier qui attend une de ces fameuses navettes.
Ensuite évidemment je me fais doubler..
Je tiens à souligner l'extrême gentillesse des conducteurs de ces engins qui doublent / croisent les vélos "à la Michel Briend"
Piste facile pour arriver au refuge de la Blanche.
C'est après que ça se corse.
Chemin sans trop de pierres, mais très raide.
Pas de portage mais du poussage intense.
Aucun névé. Pas de regrets d'avoir largué mes crampons.

Enfin le Col à 2955m.



La descente est à la hauteur de la montée  : difficile, en dévers, mais ça passe doucement.
Un ressaut rocheux pas trop facile avec un vélo, et en plus tout seul.
Arrivée au Col du Longet à 2600m environ.
Dans mes souvenirs, le Col du Longet était un col desservi par une piste d'alpage.
Pas vraiment ça.
sentier assez difficile surtout à la fin dans un passage d'éboulis en dévers ( ravin de la Salcette) où il est impossible de rouler à côté du vélo:
Soit le vélo devant ou derrière.
Pas assez de place pour avancer de front.
Et après effectivement une longue piste d'alpage complètement plate.
Arrivée au refuge CAF de Maljasset complètement vanné.

Le lendemain, Mercredi, descente de la vallée de Maurin et remontée vers Fouillouse via le fabuleux pont du Châtelet : 200 m au dessus de l'Ubaye.
Pour les amateurs de saut en élastique, il faut viser juste car les falaises sont étroites.
Un groupe de VTT me double.
Pas très loquaces les gugusses.
D'après ce que j'ai compris, ils font un bout de la TransAlpes Glénat (ma référence), mais avec la logistique qui va bien. Certains n'ont qu'un camel bag pour tout bagage et font le Col Mirandol.
Bref des touristes que je n'ai plus revu.

Col de Mirandol d'abord par une piste, puis un single où il faut pousser.
Certes pas trop raide, mais avec les difficultés de la veille: dur dur.
Encore une descente en dévers, puis à nouveau un passage en single authentique : vélo devant/derrière.
À Saint Ours, shuntage de la dernière partie de la descente. Je n'ai toujours pas de gîte pour ce soir,vu qu'il n'y a pas de réseau et il faut donc aller vite.
Fort de Tournoux :
Une antenne de l'Office de tourisme.
Hôtel réservé à Jausiers.
Ouf, l'esprit libre, une petite piste de descente et une binouze à la Condamine pour fêter cela.
Repos😂
PK : 2673 km









mercredi 13 juillet 2016

Étape 3 /mais il y a des variantes

Jeudi, après avoir couché à Moutiers, matinée emplettes et réflexions.
Côté emplettes, passage à GoSport pour acheter un sac à dos :
Un Millet Ubic 40, le vendeur m'ayant dit que le commercial de Millet lui avait dit que ce sac pouvait porter un vélo sans problème voire même plus si nécessaire.
Comme de toute façon il n'y avait que ce modèle, j'ai conclu.
Transfert de sac et mise dans une benne de l'ancien, non sans une certaine émotion : Un sac quasiment neuf. À peine 30 ans de service.😃
Et hop la matinée est passée et c'est l'heure de l'apéro dejeunatoire, propice à la réflexion.
Le topo indique un passage pour contourner le parc de la Vanoise, interdit aux vélos via le Col de la Madeleine.
Bof😞.
On va quand même traverser le parc en empruntant une piste autorisée, puis fin à pieds.
Ensuite de la route mais visite au passage de la Haute Maurienne. Il n'y a pas que les singles dans la vie😃.
On rejoindra l'itinéraire après.

Exécution donc.

Montée sur la digestion à Longefoy commune du domaine de la Plage (1100m) par une petite route tranquille.
Couché à l'hôtel avec en prime le
match de demi finale le soir.
Vendredi, montée au Mont Jovet via Notre Dame du Pré.
1400m de D+.
Grand ciel bleu
Piste sympathique via Previn à travers une belle forêt de sapin qui rappelle les Vosges.
Évidemment ça ne dure pas et il faut pousser.
Je ne prends pas forcément la meilleure trajectoire et arrive assez tard au sommet (2558m)


Le sommet et les crêtes du Mont Jovet 


Je me soucie de l'hébergement que je. prévois à Bozel, 1700m plus bas, et par téléphone je fais un peu chou blanc, les numéros indiqués par l'Office de tourisme étant soit complet, soit ne répondant pas.
À ce moment-là, je rencontre 2 randonneurs à qui je fais part de mes soucis.
Ceux ci disposent d'un appartement à louer à Bozel. Les clés sont sur la porte.
Je peux arriver quand je veux.
Le gîte étant assuré, je prends une descente de vttour par le pas des brebis.
Assez aérien sur la crête.
Quelques passages à pieds en retenant le vélo pour pas qu'il aille trop vite.
Descente parfaite en single jusqu'à Bozel, limite mon niveau.
1700m de D-. Que du plaisir😂.

L'appartement m'attendait.
Resto juste en face.
Nickel.
Samedi après cette grosse journée, les coachs sportifs auraient conseillé une journée de repos.
Mais le ciel était bleu.
Parti pour la vallée du Laisonnay.
Cascades dans la vallée du Laisonnay 


D'abord sur route, arrêt casse croute au refuge du Laisonnay, puis montée à travers le parc de la Vanoise par une piste d'alpage autorisée aux VTT.
Le coeur du parc, et le festival commence.
Grand Bec, Grande Glière, Epena et ses superbes voies rocheuses. Et ce n'est qu'un début.


Les voies d'escalade de l'Epena


Coucher au refuge de la Glière à 2000 m d'altitude.
Pas mal de randonneurs ou grimpeurs au refuge.
Pas de vélo en vue.

Le lendemain, Dimanche, le festival continue.
Face Nord de la Grande Casse avec son couloir glacé des Italiens, Grande Motte hélas mutilée par un téléphérique à la con.

Face Nord de la Grande Casse 
(Point culminant de la Vanoise)

La piste d'alpage autorisée aux vélos s'arrête (2300m).
Sachant que les gardiens du parc sont autant vélo friendly qu' un contrôleur SNCF dans un TGV, je continue en poussant le vélo. Pourtant au début j'aurais été cap de rester sur le vélo.😂
Après, non. Donc 400m de poussette.

Passage au Col du Palet à 2700m d'altitude.






Descente vers Tignes où je rejoins une piste bleue de DH.
Trop facile😂.
Lac de Tignes, petit resto au bord du Lac avec pas mal de gugusses qui se la pètent un peu avec leur vélo tout DH.
En plus je pense que quelques tables plus loin, il y avait des filles  de l'équipe de rugby féminin au vu de leur carrure et de leur maillot.
Enchaînement vers Val d'Isère par le GR5.
La Grande Sassiere qui fait rêver plus d'un amateur de VDM
À mon avis ces amateurs doivent attendre un peu pour la faire  cette année.

Normalement ça ne faisait que descendre. Cependant un petit ressaut de 200m de D+ et hop encore une DH bleue puis verte pour descendre à Val d'Isère.
Piste plus fréquentée que celle de Tignes.
Mon gros sac et les crampons interpellent plus d'un descendeur.
Ça les calme un peu quand je leur dis que je fais la traversée Vosges  Vésubie😃.

Couché   à Val d'Isère avec la finale dans la fan zone locale.
Lundi, après s'être endormi tard à cause de ces foutues prolongations, départ pour le Col de l'Iseran par la route.
900m de D+ depuis Val d'Isère.
Petite affaire surtout que le soleil est nettement moins généreux que les jours précédents.
Col de l'Iseran à 2770m
Certes, c'est un col de routeux.
Curieusement, peu de névés à cette altitude.
Serai-ce les Alpes du Sud ?


Descente par la route, car on est toujours dans le Parc.
Le GPS indique 70km/h en mode soutenu. C'est sûr qu'un VTT c'est plus stable qu'un vélo de route, et puis les freins, ça freine.
Petit détour par le village de l'Ecot, un petit orage light et couché à Bonneval sur Arc.


Mardi, temps maussade avec une petite pluie matinale.
Début de la descente de la Maurienne par une variante du GR5 intitulée "Le petit Bonheur".
Bien sauvage cette Maurienne comparée à sa sœur la Tarentaise.
Bessans, Lanslebourg, passage au monolithe de Sardieres, puis circuit des forts à Aussois.


En 2 mots, du tourisme ponctue par des séances d'habillage/déshabillage à cause des pluies intermittentes.



Les forts d'Aussois et un bout de la soufflerie de l'ONERA.

Couché à Modane.

À partir de là, 2 options
a)Traversée directe du massif du Thabor
b)Ou alors continuer jusqu'à Saint Jean de Maurienne pour reprendre le topo.

La nuit va porter conseil.
Suite au prochain numéro.