samedi 7 octobre 2017

Spécial Limousin et Plateau de MilleVaches

Tous les articles de l'Echo des Singles

Edito

Pour ce numéro spécial , 2 thèmes :
  • Mon bénévolat à l’Ultra raid de la Meije 
  • Le plateau de Millevaches
Ce qui est extraordinaire, c'est que le mois dernier j'avais osé un petit prévisionnel de mes activités et finalement j'ai fait ce que j'avais dit que je ferai .
Serais je désormais  cap de faire des plannings?

Bénévolat à l'Ultra Raid de la Meije (16 et 17 Septembre)

L'Ultra raid de la Meije est un des raids les plus fabuleux du coin
Il peut être fait sur 1 ou 2 jours. En 1 jour ça correspond à 110 km et près de 5000 m de D+.
Bien qu'en ayant déjà fait quelques morceaux à mes heures perdues ( Col du Galibier et de la Ponsonnière, Plateau d'Emparis), il était vraiment hors de question que je fasse ce raid, tout du moins  dans les portes horaires et même sur 2 jours.
Aussi j'ai proposé mes services en tant que bénévole. C'est moins fatigant.
Le premier jour, jour des costauds qui bâclent tout ça en une journée, j'ai été posté à la sortie d'un long tunnel de 3 km non éclairé, creusé initialement par l'EDF pour le passage d'une conduite forcée. Ce tunnel est habituellement fermé au public et pour tous les concurrents, il constituait une réelle nouveauté. Heureusement il est à peu près plat . mais à la sortie les vttistes étaient un peu aveuglés et mon rôle principal était de crier "A gauche" pour les diriger vers la suite du parcours.
La sortie du tunnel de 3km de long

Présent depuis 9h du matin, jusqu'a 16h30 à plus de 2000m d'altitude, dans un endroit où il n' y avait pas de GSM.
Et le talkie walkie dont on m'avait doté ne fonctionnait pas non plus. Seul le canal d'urgence fonctionnait  mais comme il n' y pas eu d'urgences, je ne m'en suis pas servi. De la grande solitude en attendant le client.
Quand même mieux loti que ceux qui avaient un poste au Col du Galibier ou de la Ponsonnière à 2600m d'altitude. Là ça caillait vraiment.

A mon poste, les raiders qui étaient partis à 6h du mat, à la nuit avaient déjà bouffé une bonne quarantaine de km et plus ou moins 2000/2500m de D+
Cela m'a permis d'étudier la sociologie de groupe.
Les premiers sont passés vers les 10 heures. Sortie du tunnel en virage serré. Le temps que je crie "A gauche", ils étaient déjà loin.
Ont suivi les VTTAE, premiers dans les montées, mais qui se sont faits bananer  dans les descentes et  les passages techniques.
Puis les heures avançant, les gens commençaient à s’arrêter, à discuter un peu, à demander où était le prochain ravito, combien au jus, comment rentrer au plus vite...
Une fois mon poste terminé, retour direct par le tunnel en sens inverse pour l'arrivée qui s'est étalée jusqu’à 7h le soir.
Le lendemain, dimanche, c'était pour les faibles qui ne s'étaient pas senti de tout boucler en 1 jour.
Posté en bas d'une prairie, juste en dessous un petit passage technique, à l'entrée d'un petit tunnel ( 10m de long) le message que je devais faire passer était : " Attention, il y a un tunnel, l'entrée est petite et la sortie est glissante, passez à pied".
Un des concurrent m'a fait remarquer qu'en disant cela, ça lui faisait penser  à sa femme.Quel esprit mal tourné.


Petit passage technique juste avant le tunnel


Bonne ambiance chez les bénévoles qui sont tous plus ou moins de la grande famille Routens, célèbre marchand de vélo de Grenoble.

L'équipe des bénés.
Je suis tout à fait à droite de la photo 


La Meije et le Rateau, cadre de cette course


Le plateau de MilleVaches et ses contornis 

Une petite itinérance automnale avant le changement d'horaire.
Enthousiasmé par la dernière itinérance dans le Massif Central ( GTMCC), il faut continuer à explorer cette France profonde.
Le Limousin, sur le coté Ouest du Massif Central est la nouvelle cible et plus spécialement le plateau de MilleVaches.
Je ne connais absolument pas cette région.
La seule chose que je sais est que Raymond Poulidor, un des rares cyclistes à n'avoir jamais été  trop chargé, est né là bas.

Cette traversée de MilleVaches est documentée sur Visugpx et se fait en 3 jours :
MilleVaches_J1
MilleVaches_J2
MilleVaches_J3



La GTL , Grande Traversée du Limousin, est elle aussi documentée sur Internet.
Sur 3 jours, cette traversée est plutôt orientée Ouest Est et surtout ne passe pas par le plateau de MilleVaches. A priori je n'en ferai qu'une partie. Mais, on ne sait jamais, je la mets dans le GPS en entier , au cas où.


Géographiquement le plateau de MilleVaches en Limousin est dans le quadrilatère  Clermont Ferrand, Guéret, Limoges et Tulle.
Pour faire une traversée Sud Nord de ce massif, le plus logique serait de partir de Tulle.
Mais Tulle, c'est un peu loin et assez galère de s'en approcher en train.

Décidé alors de partir de Clermont Ferrand en faisant un petit prologue via Mont Dore, Bort les Orgues, et la rivière Dordogne, puis pour l'après MilleVaches un bout de la GTL entre Guéret et Aubusson

Départ Vendredi 22 Septembre en train depuis la gare de Vitrolles pour arriver à Clermont via Lyon.
Certes nettement moins beau que le Cévenol, mais ça évite de se lever trop tôt.
Beaucoup de vélo dans le train (tricycle et vélo couché). Comme quoi, malgré ce que disent  les  grands penseurs du tout TGV, les TER multimodaux ont de l'avenir.

Le coin à vélo du TER, overbooké




Une petite traversée de Clermont et coucher en banlieue Sud pour être dans les starting blocks dès le lendemain.
J'avais prévu initialement de faire étape au buron du col de la Croix de Morand car ils font une très bonne truffade. Malheureusement, ils sont complets à cause du trail de Sancy qui se déroule ce Samedi.
Mais ils m'indiquent un confrère au lac de Servières.

J1 (Samedi 23 Septembre)

Montée au plateau de Gergovie pour retrouver les traces de nos ancêtres.
Le reste des fortifications est très abimé. Plus de pelouses que de pierres. Heureusement un monument rappelle que c'était là.

Le plateau de Gergovie dominant Clermont Ferrand

Poursuite vers le lac d'Aydat où j'étais passé lors de la GTMCC.
En cette fin de Septembre, plus beaucoup d'animation. Un seul resto ouvert, qui a comme  plat unique la truffade. Parfait au niveau calorique pour un repas de midi léger.
En cours de route, rencontre à un point d'eau d'un concurrent du trail. Le gars faisait le 110 km. Plutôt en forme. Il faut dire qu'il n'avait pas une truffade dans l'estomac comme moi.
Une ancienne station service reconvertie en bar 


Coucher au lac de Servieres ( Café du Lac 04 73 65 93 63) . Gardien très sympa qui a fait l’Echappée belle à Grenoble ( 144km pour 11000m de D+). Donc pour lui, le trail du Sancy  avec ses 110 km et son petit 4100 de D+, c'est de la gnognote.

Le lac de Sevieres ( 1200m d'altitude)


51 km 1680m de D+

 J2 : Dimanche

Le gardien m'avait indiqué une variante pour éviter la fastidieuse montée du GR 30 vers le Puy de l'Aiguiller.
J'ai bien compris le début ( grande piste ascendante) mais ensuite j'ai un peu zappé les explications et me retrouve bon an mal an sur le GR avec de la petite poussette pour arriver près du puy et continuer sur le col de Guery.

Passage de cloture aménagé pour les randonneurs 
C'est là où on apprécie de ne pas avoir de VAE


La banne d'Ordanche (1512m)depuis le col Saint Laurent


Belle descente bien herbeuse ( plus d'herbes que de cailloux) pour arriver à la Bourboule, encore une station thermale.
Sentier de descente vers la Bourboule. Au fond, la chaîne du Sancy


C'est grâce au train que les Parisiens pouvaient au début du XXème siècle faire des cures, qui a l'époque n'étaient pas encore remboursées par la Sécu. Pas mal de petites routes à travers le plateau de l'Artense, un petit pont du Diable ( un de plus) et arrivée à Bort les Orgues.


Coucher à l'hotel le Rider ( 05 55 96 00 47)



66km, 1375m de D+

J3 : Lundi 

Ascension du Belvédère des orgues. Mis à part l'aspect géologique de ces orgues qui présente un intérêt certain ( coulée de phonolite)  , c'est un plaisir des yeux assez banal par rapport à nos calanques.
Les orgues de Bort les Orgues

Puis routes et chemin
Pas de bar ouvert durant tout le parcours malgré quelques écarts sur des routes à la recherche de village avec un bar ouvert. On est lundi. Tout est fermé.
Dans un petit village, distributeur automatique de baguettes de pain. Ballot même pas assez en monnaie pour pouvoir en acheter. On puise dans la réserve de petits beurre. On se rattrapera le soir.
Mes copines limousines spectatrices toujours accro au cyclisme de haut niveau



Pas mal de route pour aller attraper un gite ouvert.


Coucher à Lapleau dans un gîte tenu par des Anglais motards. À table des Australiens, amoureux de la France. Il faut dire qu'il faut déjà être assez spécialisé pour que partant d'Australie, on choisisse de venir  se perdre à Lapleau
Langue de travail durant le repas (excellent) : anglais. Aïe , on a des lacunes

La région Corrèze Creuse a été investie assez largement par des Britanniques. L'aéroport de Brive, pas très loin de là assure de bonnes liaisons avec les British. D'où un nombre significatif de retraités UK, plus leurs copains/copines venant s'installer dans le coin, et voyant d'un très mauvais œil le Brexit. Inquiets certains de ces Britishs cherchent à vendre pour rentrer au pays.

Une des nombreuses résidences secondaires à vendre


Gîte les Pradelles à Lapleau: 06 41 31 08 30

72km, 1470m de D+

J4 : Mardi

Petit retour en arrière pour aller voir le viaduc du Rocher Noir





Le viaduc du Rocher Noir. Hélas les ingé de la DDE ont estimé que le passage d'un piéton était au delà du tonnage autorisé
Dans le temps, il passait un train sur ce viaduc, d'où quelques tunnels de bienvenue



NDLR : Vu après coup sur Internet, il existe en contrebas une passerelle himalayenne  permettant de franchir la rivière. Ça aurait éviter de faire de la route depuis Lapleau.

Petit single de remontée labellisé Transcorrézienne. Après d'intenses recherches sur Internet, je n'ai  pas vraiment trouvé de traces passant par là.



Ensuite pas mal de petites routes avec vraiment personne et des pistes forestières. C'est pas du dfci car il n'y a pas trop d'incendies. Mais en sous bois, super joli avec les couleurs de l'automne.


Dommage, je n'ai pas de poêle à châtaignes dans mon sac.
Sinon, quel festin.
Et heureusement ça ne crève pas les pneus

Passage par la rivière Dordogne

La Dordogne qui prend sa source au Puy de Sancy


Coucher à Egletons ( Hotel Borie 05 55 93 12 00)


73 km, 1860m de D+

J5 : Mercredi

Passage à Meymac à l'abbaye Saint André très connue pour sa Vierge Noire du XIIème siècle  (note spéciale pour mes nombreux lecteurs érudits)


puis montée lente et progressive sur le plateau de Millevaches et passage par le village du même nom.

En fait contrairement aux idées reçues il n' y a pas beaucoup de vaches. C'est le village qui a donné le nom à ce plateau aux environs de 900 m d'altitude. On voit surtout des bois et des fougères, et donc pas beaucoup de vaches limousines.
Des légendes et exégèses diverses indiquent que le nom viendrait de vacca/vasques, signifiant cours d'eau. Mais tout cela ne tient pas trop la route vis à vis des linguistes chevronnés pour cause de mélange de racines

Bois et fougères sur le plateau de MilleVache

Petit sous bois bien sympathique.

Le tracé sur ce début de plateau est plutôt grandes pistes et petites routes bien roulantes où le nombre moyen de voitures par jour est 1 ( le facteur, malheureusement qui a remplacé son vélo par une kangoo)
La source de la Vienne étant située dans une descente, je l'ai loupée.

Cet hôtel est il référencé sur Booking.com ?
J'en doute d'autant plus que la poste a disparu 


Coucher à Tarnac à l'Hôtel des voyageurs. Restaurant gastro mais vraiment pas copieux et hôtel 3 étoiles non méritées. Malheureusement c'est le seul hébergement du coin .
Il y a l'épicerie du village tenue par de prétendus terroristes qui ont fait la une des médias il y a quelques années. Outre l'épicerie, ça fait bar/cantine mais à des horaires plus que variables, et ce soir là c'était fermé.



67 km et 1250m de D+

J6: Jeudi

Passage à Faux les montagnes avec un beau gite, mais le restaurant pas tout près
Par rapport à la veille, le trajet est différent : Pistes bien cabossées et des singles plus que sauvages : Pas de GR ou de PR, ni même de tracés jaunes. Droit dans des chemins pas fréquentés du tout.

et dire que dans les milieux autorisés de l'ONF  on pense que le VTT esquinte le sol

Le tracé de référence n'est pas trop précis. N'ayant pas les cartes du coin sur mon Garmin, seulement Iphigénie  sur mon smartphone arrêts et demi tour fréquents, car en plus les chemins empruntés ne figurent pas forcément sur les cartes
Un lac parmi d'autres sur le plateau de MilleVaches



On coupe à la fin pour arriver à  l'heure à Bourganeuf
Coucher à Bourganeuf à l’hôtel des Chevaliers, le seul ouvert dans cette bourgade .

65km , 1050m de D+

J7 : Vendredi

Retour en arrière par la route pour refaire ce que j'ai loupé.
Pareil que la veille .Chemins noirs authentiques. Dommage que je n'ai pas de sécateur sur moi.  Les chemins sont assez  encombrés.


les 2 pieds dans la boue enfoncés jusqu'aux chaussettes.
J'ai mis à mal l'étanchéité des chaussures Mavic

Chemin dans la forêt

Une bonne couche de mousse.
Au moins si on tombe on ne se fait pas trop bobo

Finalement après une journée d'effort, je me retrouve à nouveau à Bourganeuf.
Recouché au même hôtel. La chambre n'ayant pas été refaite, je bénéficie d'une petite ristourne

47km 1150m de D+

J8 : Samedi

Visite du vallon du verger qui a abrité une des premières usines hydrauliques de France.
Poursuite sur Guéret, toujours à travers des chemins très peu fréquentés et difficiles à suivre à cause de la trace peu précise.Quelques petits shunts involontaires
Belles couleurs d'automne


Final par la belle descente aménagée de DH de Guéret (Mont Maupuy)
Coucher à Guéret ( Première classe) dans cette grande préfecture particulièrement animée (😊)

59 km , 1255m de D+

J9 :Dimanche

L'itinéraire est celui de la GTL ( Grande traversée du Limousin) avec un mix de larges chemins et de petites routes.Souvent de belles descentes mais sur bitûme. Dommage. Pas de godille dans les cailloux.
La trace de référence est excellente et la navigation se passe sans problèmes
Dans la Corrèze et dans la Creuse, on ne peut pas dire que j'ai été gêné par des troupeaux de randonneurs en liberté  

Coucher à Aubusson, très jolie petite ville, bien connue pour son activité de tapisserie.

65 km, 1450m de D+

J10 Lundi

Visite de la ville d'Aubusson. Hors saison et un Lundi, pas trop grand chose d'ouvert. Petite montée pour aller voir la tour de l'Horloge d'Aubusson qui domine la ville. Au départ, c'était une tour de guet. On lui a mis l'horloge après, et c'est donc pour ça qu'elle est perchée tout en haut.
Poursuite par le GR4 ( pour mémoire qui part de Royan à Grasse sur la route Napoléon) et quelques variantes ( plutôt raccourcis de boucles trop dispendieuses)
 .
Quelques montées courtes bien raides avec poussette et des petites descentes bien glissantes.
France vraiment profonde, avec une multitude de hameaux, mais sans âmes qui  vivent, et toujours des forêts, lacs, vaches et une crevaison.
il ne pleut pas encore, mais le vélo commence à prendre ses belles couleurs d'automne

Coucher à Contat sur Combrailles dans un gîte camping autour d'un lac.
Evidemment, je suis seul à ce gite camping et dîne en compagnie du proprio. Originaire de Crest, ce jeune est venu s'installer ici cette année. Diplômé instructeur de pêche, il organise des stages de pêche dans son lac privé, très poissonneux ( je n'ai pas vérifié).
Théoriquement la baignade est interdite ( pour cause de réglement) mais le tombé à l'eau n'est pas reprimé.
Le domaine de Balbuzard : 06 78 57 55 41
le camping et son lac




50km, 1130m de D+

J11 Mardi

Le temps n'est pas trop clément et pour la première fois du voyage, je sors tout l'attirail anti pluie, et ce pour un petit moment. Certes, pas une pluie intense, mais ça mouille bien
Ca rappelle un peu le Jura

L'après midi, cela se lève et commence à voir le Puy de Dôme. A proximité de Clermont et de toutes ses banlieues, l'hébergement ne devrait pas poser de problèmes. L'embarras du choix même.
Coup de téléphone à un premier hôtel à une vingtaines de bornes de Clermont, ne payant vraiment pas de mine sur Internet.
"Complet" me répond la réception . "Ah bon ? " . "Hé oui, mon bon monsieur, c'est le sommet de l'élevage à Clermont et toutes nos chambres sont réservées depuis des lustres."
Une rapid vérif sur mon ami (?) booking.com pour vérifier qu'a Clermont, seuls les hôtels à plus de 150€  ont des places vacantes. Ça me rapelle trop l'histoire du festival du film d'animation à Annecy l'an passé.
Donc au lieu de me rapprocher de Clermont je vais en sens inverse sachant néanmoins que je vais tomber assez vite dans le désert hôtelier et que la nuit ne va pas trop tarder à tomber.
Après plusieurs tentatives infructueuses auprès de gîtes ou refuges indiqués sur la carte, je tombe sur un panneau "Chambres et Tables d'hôtes ouvert toute l'année 1km à droite". Je m'enfonce vers un tout petit hameau et me pointe devant le gite. Personne, mais un numéro de téléphone.
Le gars arrive et me propose un vaste studio. "Et pour manger ?" "On vous fera bien un truc".
Apres avoir mis mes vêtements un peu humides quand même à sécher, je me pointe vers la salle à manger,  et en fait de truc, ce fut un succulent et abondant repas, plein de calories comme je les aime.
Le gars est à une petite dizaine de km du parc Vulcania, et a durant l'été pas mal de monde, dont des cyclistes faisant la GTMC ( Grande Traversée du Massif Central par la voie normale).
Hors saison, si il fait beau Vulcania est ouvert et attire toujours du monde, donc des clients.
Aujourd'hui, vu qu'il ne faisait pas beau, le proprio s'était dit que ce serait une journée sans. Raté; le couillon de service était là.
Gite des Chauselle ( 06 74 93 23 59 / 04 73 88 92 47)


59km, 1280m de D+

J12 Mercredi 

Lever très tôt car mon objectif est de reprendre le train aujourd'hui et les TER pour Marseille ne sont pas aussi fréquents que les métros.
Décision prise de prendre la route pour terminer le restant. Dommage j'ai loupé un petit single que j'avais concocté ( Chemin des Crêtes à proximité de Clermont). Ce sera pour une prochaine.
Un petit Puy de Dôme par beau temps



Fin du parcours par la route


La synthèse de MilleVaches

Contrairement à la GTMCC, cette virée n'a pas présenté de difficultés techniques particulières. Limite VTC.
Mais les paysages en ce début d'automne sont sublimes.
Et surtout, ce qui marque, c'est le sauvage, des hameaux qui se suivent sans trop grand monde dedans, des boutiques ou bars plus que rares. La Corrèze et la Creuse: La France profonde, loin des grands circuits classiques tels que le chemin de Stevenson ou les chemins de Saint Jacques à travers le massif central.
Là, quelques GR/PR et un bout de GR4 pas très médiatisés . Certes c'était limite hors saison, mais on sent qu'il n' y a pas trop grand monde par là.

Question météo, une seule grande matinée pour laquelle la tenue complète anti pluie a été nécessaire.
Mis à part cette matinée, les terrains traversés sont en général assez humides et il ne faut pas avoir peur de salir son vélo.

Les stat globales de cette rando de maison à maison ( sans le train bien sûr)  :
769 km pour 15300m de D+ : Que du plat 😉
Les tracés TQR ( une version nettoyée des petits errements de navigation est disponible sur simple demande)
Partie 1 : http://www.openrunner.com/index.php?id=7986028
Partie 2: http://www.openrunner.com/index.php?id=7986045

Le tracé : Vue de dessus